vendredi 16 décembre 2016

l'Homme aux Cercles Bleus

Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?



Auteur :Fred VARGAS
Genre : яoмan ρoℓι¢ιєя, thriller
226 pages (44 chapitres)

Les trottoirs de Paris représentent certains matins une véritable curiosité : des cercles bleus entourent des objets a priori sans intérêt. Le commissaire Adamsberg a l'intuition que cela va mal tourner : la mort guette. Et il a, hélas, raison...Pour trouver l'assassin, il devra faire preuve de ruse et suivre son instinct. Au cours de cette enquête pleine de rebondissements, il rencontre des marginaux, êtres généreux et meurtris par la vie, unis par leurs échecs et leur difficulté à s'adapter au monde qui les entoure...


Les personnages de mes lectures ont toujours étés beaux, intelligents, et ont tous eu ce petit truc en plus qui nous donne envie de s'y attacher. Et bien j'ai été surprise en découvrant ce livre car dedans, les héros n'ont rien de parfaits. Ils sont moches, plutôt âgés, lents, ivrognes, aveugles, énervants...Et bizarrement, je m'y suis attachée. Leurs façons de penser, de parler et de réagir m'ont impressionnée. Ce n'est pas ce que je trouve habituellement dans les livres d'ados...Aussi, ils ont tendance à discuter d'un sujet puis soudain, quelqu'un pose une question qui n'a rien à voir. Mais ça ne m'a pas dérangée. Au contraire, je trouve que ça donnais du rythme à la lecture.
Le style d'écriture de Fred VARGAS m'a tout de suite plus. Même si premières pages de ce roman ne servent pas trop à grand chose(on présente les personnage, leurs vies quotidiennes, etc.) L'humour est aussi présent. En tout cas, certains passages m'ont fait bien rire...

"Quand on regarde de l'eau dans un seau, dit Adamsberg, on voit le fond. On met le bras dedans, on touche quelque chose. Même chose dans un tonneau, on y arrive. Dans un puits, rien à faire. Même lancer des petits cailloux dedans pour essayer de se rendre compte, ça ne sert à rien. Le drame, c'est qu'on essaie quand même. L'homme, il faut toujours qu'il se «rende compte». C'est ça qui ne lui vaut que des emmerdements. Vous ne vous imaginez pas le nombre immense de petits cailloux qui sont au fond des puits. Ce n'est pas pour écouter le bruit que ça fait quand ça tombe dans l'eau que les gens les lancent, non. C'est pour se rendre compte."

Mathilde Forestier m'a charmée dès sa première phrase prononcée. J'aime beaucoup son caractère; Elle est franche et directe, sans être blessante. Aussi, j'aime bien ses manies qui sont de suivre les gens dans la rue, sans aucune raison. Et je pense que c'est ça que j'apprécie le plus chez elle : elle ne se pose pas beaucoup de questions et fait les choses comme elle en a envie
Ensuite, j'ai connu Charles Reyer alias l'aveugle beau. Ce personnage possède en lui plusieurs traits de caractères différents. Il peut être désagréable et mesquin un jour puis être ouvert et agréable le lendemain...
Adrien Danglard est celui que j'ai le moins apprécié. Il n'est pas sûr de lui, rejette toute intuition et malgré le fait qu'il élève seul cinq enfants(ce qui attendrit l'image qu'on a du personnage), je n'ai pas réussie à m'attacher à lui.
Quand à Jean-Baptiste Adamsberg, il m'a assez énervé au début de par son caractère lent. Mais j'ai finalement fini par apprécier ce commissaire sûr de lui qui s'égare souvent dans ses récits...
La fin à été très réfléchie et bien construite. Seulement j'ai trouvée qu'elle durait trop longtemps, ce qui limitait la surprise

Globalement, même si je n'étais pas totalement dans l'histoire (je pouvais m'arrêter de lire à tout moment, chose que je ne ferais pas avec Phænix par exemple),
Ce livre m'a plutôt plu.

 Ma Note : 12/20

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